Les micros-algues, perspective d’avenir pour « JSP »

Les micros-algues, perspective d’avenir pour « JSP »

Un monde faramineux, bien plus large que celui des plantes terrestres » : c’est ainsi que Jean-Paul Cadoret, directeur du laboratoire de physiologie et de biotechnologie d’Ifremer, décrit l’univers des micro-algues. On ne va pas en mer pour appauvrir le milieu, on prélève des spécimens et on les cultive. Pour cela, des photo-bioréacteurs ont été mis au point. Beaucoup de jeunes entreprises se lancent sur ce sujet. Au Cellier, une PME, Jouin Solutions Plastiques, se positionne maintenant sur ce marché innovant.

UN VÉGÉTAL DU 21e SIÈCLE

Les micro-algues sont déjà utilisées dans les compléments alimentaires, les cosmétiques, mais ce n’est que le début. Leur avenir se dessine dans la pharmacie, l’énergie et peut être les bio-carburants. « Un panel de valorisation extraordinaire, un végétal du 21e siècle », affirme Jean-Paul Cadoret. Et cela, sans entrer en compétition avec les denrées alimentaires, car les micro-algues sont riches en huile, et donc génèrent de la bio-masse.

Mais pour l’instant, algues de mer ou de rivières, les espèces sont nombreuses et les recherches restent à faire, des verrous sont à lever mais le potentiel est immense. La recherche sur Nantes/Saint-Nazaire est en pointe sur ce sujet. 30 espèces sont cultivées à Nantes par Ifremer. A Saint-Nazaire, une bio façade expérimentale vient d’être inaugurée. Elle permettra d’économiser 50 % du chauffage par un effet de régulation thermique, et d’autre part de cultiver des micro-algues sur une grande surface dans un ensemble de tubes, comme dans un champ vertical constitué de photobioréacteurs.

DES PARTENAIRES RECHERCHÉS

« Le principe est simple, explique Xavier Gaudefroy, directeur de JSP, on éclaire un milieu avec des souches de micro-algues nutriments. Par photo synthèse, les algues se développent. Le milieu marin, on aime bien ». Jean-Claude Jouin, le fondateur de l’entreprise, travaillait déjà pour les labos, et notamment avec Ifremer. En 2006, JSP a développé, conjointement avec eux, un photo-bioréacteur pour l’ostréiculture. Un plus a été apporté, l’idée de développer un appareil avec un tuyau d’eau qui crée un courant permettant la culture en continu.

Le nettoyage et la manutention sont ainsi beaucoup réduits. « Depuis, avec les retours de nos clients, on a sans arrêt amélioré la machine et développé un nouvel appareil, qui peut répondre aux demandes des laboratoires et qui n’abîme pas les algues », explique Xavier Gaudefroy. Ils ont pu ainsi répondre à un appel d’offres de l’université de Nantes, pour la plate-forme expérimentale de Saint-Nazaire. « Pour aller plus loin, nous recherchons des partenariats avec des biologistes. Par le biais de partenariat nous pourrions commercialiser des équipements.

Pour l’instant, c’est une voie de diversification qui pourrait aboutir à la création d’emplois. Cela nous permet aussi de donner une image positive du plastique puisqu’on se sert ici du plastique pour le développement durable », conclut-il. Josiane Kerjouan (CLP)

Article paru dans l’écho d’Ancenis le 03/10/2013



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